La Calotte, revue anticléricale, coll. Laicite.fr

La Calotte

Hier & Aujourd’hui. Revue(s) La Calotte, revues anticléricales illustrées (et antireligieuses). Du slogan « A bas la Calotte » aux journaux « La Calotte ». Et, constatons que les propos d’hier étaient bien plus violents que ceux d’aujourd’hui.

Dessins d’hier et d’aujourd’hui

L’arme du rire, adaptation d’un mémoire de maîtrise d’histoire, avec pour sous-titre « La presse satirique radicale à Marseille 1871-1879 » [éd. Via Valeriano, 2004], un titre qui illustre bien notre sujet. Bien avant Charlie Hebdo et Le Canard Enchaîné, le dessin de presse d’actualité, la caricature étaient une expression de la contestation des pouvoirs politiques et religieux. Parmi les revues qui publiaient ces dessins et des textes au « vitriol », il y avait les différentes versions de « La Calotte« …

La Calotte est toujours publiée…

La Calotte n° 539, 4e trimestre 2017 © Coll. Laicite.fr
La Calotte n° 539, 4e trimestre 2017 © Coll. Laicite.fr

Aujourd’hui, La Calotte, trimestriel (La Calotte, J.-M. Lecompte, BP 90924, 51060 Reims Cedex), abonnement simple, 16 € / an, abonnement de soutien, à partir de 20 € (à l’ordre de « La Calotte« )

"Pour une société humaine" La Calotte n° 539, 4e trim. '17 © Laicite.fr
« Pour une société humaine » La Calotte n° 539, 4e trim. ’17 © Laicite.fr

La Calotte, c’est quoi ?

  • Calotte (paramentique). fr.wikipedia.org, vu 1.12.20. « La calotte est une coiffe ronde, portée par les ecclésiastiques dans la liturgie catholique. Elle est également en usage chez les Anglicans. Chez les catholiques, on la nomme parfois de son italien zucchetto [] En France, sous la Troisième République, fortement anticléricale, un slogan populaire souvent répété est « À bas la calotte« , employé pour dénoncer l’influence de la religion sur la vie publique. []« 

« A Bas La Calotte !« 

A bas la Calotte ! la caricature anticléricale & la séparation des Eglises & de l’Etat, Guillaume Doizy & J.-Bernard Lalaux, éd. Alternatives 9.05, 30 €, 172 pp. couleur, ISBN 2-86227-459-3 [Multi-Mediathèques Laïq]. « A la fin du XIXe siècle, l’Église catholique et la République s’affrontent pour la domination des institutions du pays. Élaborant un langage trivial et violent, la caricature anticléricale, imprimée sur les supports les plus variés, devient une arme de combat aux mains du milieu libre-penseur, très actif depuis l’affaire Dreyfus. Volontiers effrontée et blasphématoire, cette imagerie satirique envahit la rue, commente les crises et les alimente, diffusant non seulement une vision infamante du clergé mais attaquant aussi les dogmes. Si les Républicains au pouvoir font finalement voter, en 1905, la loi de séparation de l’Église et de l’État, l’imagerie anticléricale s’était donner pour tâche de séparer l’Église de toute la société, sur le terrain moral, affectif et idéologique. Une œuvre immense et passionnante d’une étonnante actualité qui aura inspiré certains des meilleurs dessinateurs de la Belle Époque comme André Gill, Pépin, Grandjouan, Delannoy« 

croix sur un sommet autour de Gap (05) 22.8.07 Laicite.fr © PhI
croix sur un sommet autour de Gap (05) 22.8.07 Laicite.fr © PhI

Querelle, ou plus ?

La République & l’Eglise, Images d’une Querelle. Michel Dixmier, Jacqueline Lalouette, Didier Pasamonik, éd. de la Martinière 7.05, 152 pp. 29 €, ISBN 2-7324-3288-1. Multi-Mediathèques Laïq.

  • Critique. La République et L’Eglise. Images d’une querelle, G. Doisy, CaricaturesEtCaricature.com 6.1.07, « Ce livre de Jacqueline Lalouette, Michel Dixmier et Didier Pasamonik publié à l’occasion du centenaire de la loi de séparation des Eglises et de l’Etat entreprend de dresser l’inventaire des relations entre l’Eglise (surtout catholique) et l’Etat dans les premières décennies de la Troisième République. Les auteurs s’intéressent avant tout à la traduction de ces rapports houleux (un peu plus qu’une « querelle » pour reprendre l’expression du sous-titre de cet ouvrage) par l’image satirique et principalement au travers des dessins publiés par la presse []« 
La Calotte, revue anticléricale, coll. Laicite.fr
La Calotte, revue anticléricale, coll. Laicite.fr

Auteur du slogan ?

Croix des Alpes et du Midi 5.20 Laicite.fr © PhI
Croix des Alpes et du Midi 5.20 Laicite.fr © PhI

Croix hors-la-loi, mini-dossier sur Laicite.fr

Paris & Marseille

La Calotte [de Paris]G. Doizy, caricaturesetcaricature.com 13.1.07.  » Revue anticléricale illustrée, La Calotte est fondée à Paris en 1906 par l’éditeur Louis Grenêche. Lancée dans un contexte fin de crise autour des Inventaires faisant suite au vote et à l’application de la loi de 1905 sur la Séparation des Eglises et de l’Etat, La Calotte surfe sur une puissante vague anticléricale et reprend la formule lancée un an plus tôt en France par le belge Didier Dubucq, Les Corbeaux. La Calotte, hebdomadaire composé de 16 pages, est pour moitié illustrée de dessins satiriques visant exclusivement l’Eglise. Pour le reste, il s’agit de textes de la même veine, chansons, blagues, articles défendant les idées rationalistes et dénonçant le cléricalisme et ses méfaits. Dans son premier numéro du 14 septembre 1906, la rédaction explique à ses lecteurs, « vous pouvez vous rendre compte de l’allure combative de La Calotte. Nous n’avons qu’une arme : le rire, seule arme que redoutent les soldats de Tartuffe, c’est vous dire que nous ne manquerons pas d’ennemis qui chercheront à nous étouffer par tous les moyens. Si vous partagez notre avis, chers lecteurs, insistez auprès de vos kiosques et marchands de journaux, qui sont nos seuls vendeurs afin qu’ils nous affichent en bonne place. Vous soutiendrez ainsi notre cause ». […] »

La Calotte (1897-1902, Marseille) sur CaricaturesetCaricature.com Notice extraite de Ridiculosa n° 18, « La presse satirique française ». La presse satirique illustrée de province s’aligne en général mais avec retard et moins de brio, sur sa consœur de Paris. La Calotte de Marseille []« 

Mouton noir et ciel bleu (04) Pierrerue 2.7.05 © PhI
Mouton noir et ciel bleu (04) Pierrerue 2.7.05 © PhI
  • création, 9.12.10 (sur l’ex-laicite.free.fr) # Re-fondation 9.12.20Merci à Alain et ses amis historiens
pin, Allemagne-en-Provence (04) 5.4.21 © PhI

Info Dernière avril 2021

Infos rassemblées par des laïques d’ici et d’ailleurs

Pourquoi le Concordat d’Alsace-Moselle va subsister encore …et pourquoi n’est-il pas tenu compte de l’opinion des citoyens ? 14.4.21 Respublica, GaucheRepublicaine.org, Évariste. L’Alsace-Moselle connaît un anachronisme concordataire anti-républicain désormais rejeté par une majorité de personnes : le sondage IFOP commandité par le Grand Orient de France montre qu’une majorité de concitoyens sont favorables à l’abrogation du régime dérogatoire en vigueur en Alsace-Moselle et qui concerne le Concordat : ensemble de la France, 78 % et Alsace-Moselle, 52 % pour l’abrogation du Concordat ! La sortie et, à terme l’abrogation du Concordat, et la suppression des lois antirépublicaines sont inéluctables et indispensables […]« 

Alsace-Moselle & Laïcité, Les Profanes
Alsace-Moselle & Laïcité, Les Profanes

Le régime laïque ne s’applique pas en Guyane, Respublica / GaucheRepublicaine.org 5.4.21, Par Hai Quang Ho, Economiste, Président-fondateur d’Orange DiHoxyn (auteur de l’ouvrage Le Capital en toute simplicité). Colonie de la France depuis la seconde moitié du XVIIe siècle, la Guyane a été pleinement intégrée au territoire national en 1946 en devenant un département d’outre-mer. Cette intégration n’est en rien changée quand ce DOM a été érigé en Collectivité territoriale unique avec les compétences « attribuées à un département d’outre-mer et à une région d’outre-mer et toutes les compétences qui lui sont dévolues par la loi pour tenir compte de ses caractéristiques et contraintes particulières« . Ces particularités expliquent que toutes les lois de la République ne s’appliquent pas en Guyane. C’est notamment le cas de la loi du 9 décembre 1905 qui a instauré la séparation des églises et de l’État en proclamant : « La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes sous les seules restrictions édictées ci-après dans l’intérêt de l’ordre public. La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte« . Cette loi n’a pas été étendue à la Guyane. Aujourd’hui encore, les relations entre l’État et les religions reposent principalement sur deux textes promulgués sous la Restauration. Il s’agit d’abord de la Charte constitutionnelle du 4 juin 1814 qui déclare : Article 5. Chacun professe sa religion avec une égale liberté, et obtient pour son culte la même protection. Article 6. Cependant la religion catholique apostolique et romaine est la religion de l’État. Article 7. Les ministres de la religion catholique, apostolique et romaine et ceux des autres cultes chrétiens reçoivent seuls des traitements du trésor royal. Cette Charte est la base juridique d’une ordonnance royale du 27 août 1828 sur le gouvernement de la Guyane qui décide dans son article 36 : 1) Le gouverneur veille au libre exercice et à la police extérieure du culte, et pourvoit à ce qu’il soit entouré de la dignité convenable. 2) Aucun bref ou acte de la cour de Rome, à l’exception de ceux de la pénitencerie ne peut être reçu ni publié dans la colonie qu’avec l’autorisation du gouverneur, donné d’après nos ordres. []

premiers coquelicots 2.4.21 rue des dragées, Trinquetaille (13) Arles © PhI
premiers coquelicots 2.4.21 rue des dragées, Trinquetaille (13) Arles © PhI

« La caricature et son contexte, 6.4.21, Marion Dupont, FranceCulture.fr Histoires d’images. Les polémiques autour du dessin de presse et de la caricature politique semblent plus nombreuses et plus virulentes chaque année – quand elles ne tuent pas. Si la caricature politique est née grâce à des conditions historiques favorables, peut-elle disparaître si ces conditions venaient à changer ? Il y a eu la décision du New York Times d’arrêter la publication de dessins satiriques dans les pages de son édition internationale, un mois après la publication controversée d’une caricature moquant Donald Trump et Benyamin Nétanyahou, en juin 2019. En France, l’assassinat tragique du professeur Samuel Paty en octobre 2020 remettait le thème des caricatures au centre du débat public, après une longue histoire française de polémiques picturales. Depuis, sur les réseaux sociaux, certaines voix se sont réjouies du départ (volontaire) du dessinateur Xavier Gorce du journal Le Monde en janvier ; d’autres s’élevaient contre le très satirique Canard Enchaîné suite à un dessin évoquant le génocide des Tutsis au Rwanda, puis de nouveau pour un portrait de la maire de Strasbourg Jeanne Barseghian. []« 

Blasphèmes, mensuel Hara-Kiri © Laicite.fr Midi
Blasphèmes, mensuel Hara-Kiri © Laicite.fr Midi

CaricaturesEtCaricature.com « Actualité-Recherche sur la caricature et le dessin de presse ».

Couvertures de Charlie Hebdo et de Hara Kiri
Couvertures de Charlie Hebdo et de Hara Kiri

La censure du dessin de presse : de la répression aux multiples pressions, 4.8.20 CaricaturesEtCaricature.com Guillaume Doizy. En avril 2019, le New York Times décidait de ne plus publier de dessins éditoriaux dans son édition internationale. Quelques semaines plus tôt, le journal avait inséré dans sa page « opinions » un cartoon d’un caricaturiste portugais, figurant le président américain Donald Trump coiffé d’une kippa et tenant en laisse le premier ministre israélien Benjamin Netanyahou, animalisé pour l’occasion en chien avec une étoile de David à son collier. Si le dessin n’a suscité aucune polémique au Portugal, lieu de sa première parution, sa republication par le New York Times a entraîné une vague d’indignation d’abord dans le premier cercle autour de Donald Trump, puis rapidement au-delà. Dans les jours qui ont suivi, face aux pressions, le journal a qualifié le dessin d’antisémite et digne des pires productions nazies, avant finalement donc de s’abstenir dorénavant de recourir au travail des dessinateurs éditoriaux. […] Caricature et choc des cultures. Au XIXe siècle à Rome, a été mis à jour un graffiti antique représentant un personnage crucifié à tête d’âne, devant lequel se prosterne un autre personnage avec cette inscription : « Alexamène adore Dieu » []« 

dans un vallon d'Allemagne-en-Provence (04), chardon 5.4.21 © PhI
dans un vallon d’Allemagne-en-Provence (04), chardon 5.4.21 © PhI

Arles : un paroissien dénonce le non-port du masque en l’église, Johanna Olibé 20.3.21 laProvence.com. Il y a peu de temps, une personne fréquentant l’église Saint-Trophime s’est offusquée du non-port du masque par les prêtres et beaucoup de paroissiens. Alors qu’elle aurait échangé plusieurs fois avec les prêtres « pour les inciter à en porter et à décourager la congrégation de s’embrasser lors des messes », elle explique ne pas être parvenue à un accord. Elle a donc fait un signalement au commissariat de police : « L’église continue de ne pas respecter les règles sanitaires et cela présente un grand risque pour la vie, le bien-être et les services de santé d’Arles. Je souhaite que les personnes qui ont peur d’y assister puissent venir sans se sentir mal à l’aise ».Selon elle, les prêtres estimeraient que les masques sont autoritaires []« 

pins, Allemagne-en-Provence (04) 5.4.21 © PhI
pins, Allemagne-en-Provence (04) 5.4.21 © PhI

Mila toujours menacée

Affaire Mila : cinq personnes jugées en juin, dont deux pour « menaces de mort », 11 & 15.3.21 leDauphine.com […] Menaces de mort, références à Samuel Paty. Mila avait suscité de violentes réactions, accompagnées parfois de menaces de mort, en publiant en novembre sur le réseau social TikTok une nouvelle vidéo dans laquelle elle s’en prenait vertement à ses détracteurs. L’adolescente avait partagé sur Twitter des captures d’écran des menaces de mort reçues, certaines évoquant l’assassinat du professeur Samuel Paty en octobre 2020 dans les Yvelines. Le parquet de Vienne (Isère), qui avait ouvert mi-novembre une enquête, s’était dessaisi début décembre au profit du pôle national de lutte contre la haine en ligne. Symbole de la liberté d’expression. Plus récemment, la jeune iséroise avait de nouveau été victime d’un torrent d’insultes sur Twitter après avoir publié un dessin de pain au chocolat. Quelques heures plus tard, Twitter lui suspend son compte pour « violation des règles » du réseau social. Depuis le 18 janvier 2020, Mila et sa famille vivent sous surveillance. La jeune femme a dû quitter son lycée. Son cas est devenu un symbole de la lutte contre le cyber-harcèlement et de la difficile liberté d’expression au temps des réseaux sociaux. […]« 

pin, Allemagne-en-Provence (04) 5.4.21 © PhI
pin, Allemagne-en-Provence (04) 5.4.21 © PhI

Mila publie une photo de pain au chocolat sur Twitter et voit son compte suspendu. 15.3.21 leDauphine.com Mila, adolescente iséroise, qui avait publié une vidéo polémique sur l’islam en janvier 2020, a vu son compte Twitter fermé dimanche soir après une publication anodine suivie de messages d’insultes. Il a été réactivé ce lundi matin. Mila, adolescente iséroise, menacée régulièrement de mort sur les réseaux sociaux après avoir publié le 18 janvier 2020 une vidéo devenue virale dans laquelle elle critiquait l’islam, a vu son compte Twitter « @magicalorrs » suspendu dimanche indique Le Point. La jeune femme, suite à une publication d’un dessin datant de la maternelle, représentant un pain au chocolat, a essuyé un torrent d’insultes de type « sale pute », « islamophobe de merde ». []« 

fougère et pin, Allemagne-en-Provence (04) 5.4.21 © PhI
fougère et pin, Allemagne-en-Provence (04) 5.4.21 © PhI

Menace contre Mila : six arrestations, notamment en Haute-Savoie. Rédaction avec AFP – 22.3.21 LeDauphine.com – « Six personnes ont été placées en garde à vue lundi dans l’enquête sur les menaces de mort proférées à l’encontre de l’adolescente iséroise Mila, après la publication en novembre par cette dernière d’une nouvelle vidéo polémique sur l’islam. Déjà cinq interpellations dans cette affaire. Ces six personnes, cinq hommes et une femme âgés de 18 à 35 ans, ont été placées en garde à vue à Paris, en Seine-et-Marne, en Gironde, en Haute-Savoie, dans le Bas-Rhin et les Bouches-du-Rhône, dans le cadre des investigations menées par le pôle national de lutte contre la haine en ligne, récemment créé au sein du parquet de Paris. Elles ont été placées en garde à vue du chef de « harcèlement moral en ligne » et pour cinq d’entre elles également pour « menaces de mort », tandis que la sixième l’était pour sa part pour « menaces de crime ». Cinq personnes avaient déjà été arrêtées en février et doivent être jugées en juin par le tribunal correctionnel de Paris []«  (Merci à Id@ & Leila)

genévrier, Allemagne-en-Provence (04) 5.4.21 © PhI
genévrier, Allemagne-en-Provence (04) 5.4.21 © PhI

La laïcité tolère-t-elle la nuance ? 31.3.21 FranceCulture.fr Le Temps du débat / Emmanuel Laurentin. « Faut-il durcir l’application du principe de laïcité dans la République ? A la fin de la semaine se termine le mandat des responsables de l’Observatoire de la laïcité, une institution publique lancée il y a huit ans par François Hollande qui poursuivait un projet voulu par Jacques Chirac. Une institution bousculée, particulièrement depuis 2015 et les attentats, et accusée d’avoir été trop accommodante avec un islam politique. Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin et la ministre déléguée chargée de la citoyenneté Marlène Schiappa ont laissé entendre que cette institution allait évoluer ou laisser la place à une autre, plus proche de la ligne laïque défendue par le gouvernement. Car quand on parle de laïcité, celle-ci peut être qualifiée d’accommodante ou de combat et les définitions en sont multipliées. D’autant que les situations ne sont pas facilitées par quelques approches territoriales différentes comme on l’a vu la semaine passée avec l’affaire du financement d’une partie de la mosquée Eyyub Sultan par la municipalité de Strasbourg. – Intervenants : Nicolas Cadène, Juriste, rapporteur général de l’Observatoire de la laïcité ; Jacqueline Costa-Lascoux, Juriste et sociologue, directrice de recherche au CNRS, chercheure associée au Cevipof, déléguée à la prévention de la radicalisation à la Licra ; Francis Messner, Juriste, directeur de recherche émérite au CNRS et professeur conventionné à l’Université de Strasbourg (revue Droits des religions) » []

Moustiers (04) 13.2.21 © PhI
Moustiers (04) 13.2.21 © PhI

Alsace & Mosquées

Hélas, ce n’est pas nouveau ! PS en 1995-1999 « Financement d’une mosquée par la mairie de Strasbourg. La municipalité de Strasbourg a décidé en avril 1999 le financement d’une mosquée pour la communauté musulmane. Au nom du « principe républicain fondamental de la liberté des cultes et de leur exercice dans le cadre de la cité », le maire Roland Ries (PS) a ainsi justifié ce cadeau public scandaleux. L’aide municipale consistera dans le don d’un terrain et le financement de la mosquée centrale, à quoi il faut ajouter le financement de trois autres lieux de cultes. L’attitude anti laïque du maire n’est que la continuation des promesses électorales de la ministre Catherine Trautmann en 1995. Le régime spécial en vigueur en Alsace Lorraine, où la loi de séparation de l’Eglise et de l’état de 1905 ne s’applique pas, constitue un terreau extrêmement favorable à la dilapidation de l’argent public. Commentant la décision du maire et les perturbations de la séance du conseil municipal, Mme Trautmann n’a pas hésité à parler du « respect de la laïcité »! Une représentation du FN-MN conduite par Bruno Mégret s’était en effet rendue à Strasbourg pour s’opposer à la construction de la mosquée, motivée par la haine de l’étranger et par l’attachement au catholicisme, la laïcité restant à leur yeux aussi peu recommandable que l’islam [] » Atheisme.org 4.99, sources: L’Alsace, Les Dernières Nouvelles d’Alsace, Libération, avril 1999

"Alsace-Moselle, toujours gouvernée par Dieu" Charb
« Alsace-Moselle, toujours gouvernée par Dieu » Charb

Alsace-Moselle sur Laicite.fr Midi

Alsace-Moselle & Laïcité, Les Profanes
Alsace-Moselle & Laïcité, Les Profanes

Catherine Trautmann sur l’affaire de la subvention à la mosquée : « Il est urgent de réconcilier et réparer », 3.4.21 DNA.fr – Dans une tribune adressée aux Dernières Nouvelles d’Alsace , Catherine Trautmann estime que la subvention pour la construction de la mosquée Eyyub Sultan soumise au conseil municipal du 22 mars posait trois problèmes. L’ancienne maire de Strasbourg appelle à une rapide sortie de crise. Le dernier conseil municipal a été marqué par le rejet de la définition de l’antisémitisme proposée par l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste, ainsi que le vote d’une subvention pour la nouvelle mosquée Eyyub Sultan. De très nombreux Strasbourgeois sont encore frappés d’incompréhension et inquiets de voir leur Ville livrée à une tempête polémique et médiatique qui ternit son image et nuit à son rayonnement. Mais cet épisode met surtout à mal trente ans de co-élaboration avec les représentants des diverses religions et confessions présentes parmi nous, d’une culture particulière à cette ville : la contribution des religions à la paix sociale et à la concorde républicaine par le dialogue interreligieux et la fabrication d’un « commun » partageable par toutes et tous, y compris les non-croyants. Ce commun porte un nom : la laïcité, ouverte et accueillante de l’autre, à la fois vertu et règle républicaine d’égalité. L’égalité s’exprime et se met en œuvre indépendamment de sa confession ou de ses convictions, de son genre ou de son origine. []« .

1889 Ecole de Mouriès (13) inscriptions républicaines, Laicite.fr © PhI
1889 Ecole de Mouriès (13) inscriptions républicaines, Laicite.fr © PhI

Vidéosurveillance : quels résultats à Arles, la ville la plus étendue de France ? 3 m 09, 18.3.21. TF1.fr Journal de 20 h. Sur les boulevards périphériques, en plein centre-ville ou sur le parvis des arènes, depuis neuf ans, la plus grande ville en superficie de l’Hexagone, vit sous les caméras des vidéosurveillance. À Arles, cité très touristique, les habitants ont appris à vivre avec. La ville est filmée par 130 caméras. Des images retransmises en temps réel dans un centre de supervision urbain. Deux opérateurs sont les yeux de la ville, six jours sur sept, de huit heures à vingt heures. Quand ils ne sont pas derrière les écrans, les images sont enregistrées. Hormis ces deux agents, seules les forces de l’ordre peuvent les visionner. Avant d’être détruites, les images sont conservées quinze jours. Pour les policiers, dans ce délai, uniquement, elles peuvent être transmises dans le cadre d’une enquête : identification des auteurs, mode opératoire, flagrant délit. Découvrez la suite de ce reportage dans la vidéo ci-dessus. »

IVG : Appel des 343 "salopes" Nouvel Obs & Charlie Hebdo
IVG : Appel des 343 « salopes » Nouvel Obs & Charlie Hebdo

l’Appel des 343 « salopes »

Avant la loi Veil, le coup d’éclat des 343 « salopes », 5.4.17 FranceCulture.fr Le 5 avril 1971, elles étaient 343 à signer publiquement un manifeste dans Le Nouvel Observateur et à déclarer publiquement qu’elles avaient eu recours à l’avortement. Comment les médias ont-ils permis aux féministes de cheminer vers la dépénalisation de l’avortement ? Exploration en archives. C’était le 5 avril 1971. Dans Le Nouvel Observateur, 343 femmes signaient un manifeste et déclaraient avoir eu recours à l’avortement malgré l’interdiction pénale, et réclamaient le droit à disposer de leur corps. []« 

création, 1.4.21

Saliers (13) Arles, années 2000 (argentique) © PhI

Info Dernière février 2021

Infos glanées par des laïques, d’ici et d’ailleurs

Arles-sur-Rhône, soir 22.1.21 © PhI
Arles-sur-Rhône, soir 22.1.21 © PhI

8 mars

  • Origine du « 8 mars » / « journée internationale des droits des femmes » [1910], nous avons vérifié ce que nous avions en mémoire, avec deux sources qui nous semblent crédibles (l’historienne Françoise Picq du CNRS et Wikipédia) :
Femmes en Mouvement 2019 Arles
Femmes en Mouvement 2019 Arles
  • « [] Une initiative du mouvement socialiste. [Françoise Picq du CNRS] Car c’est un fait, « c’est en août 1910, à la IIe conférence internationale des femmes socialistes, à Copenhague, à l’initiative de Clara Zetkin, militante allemande, qu’a été prise la décision de la célébrer », ajoute l’historienne. La date du 8 mars n’est pas avancée, mais le principe est admis : mobiliser les femmes « en accord avec les organisations politiques et syndicales du prolétariat dotées de la conscience de classe ». La Journée des femmes est donc l’initiative du mouvement socialiste et non du mouvement féministe pourtant très actif à l’époque. « C’est justement pour contrecarrer l’influence des groupes féministes sur les femmes du peuple que Clara Zetkin propose cette journée, précise Françoise Picq. Elle rejetait en effet l’alliance avec les “féministes de la bourgeoisie”. » []« 
  • « La Journée internationale des femmes, Wikipédia (selon l’appellation officielle de l’ONU ; en anglais, International Women’s Day ou IWD), également appelée journée internationale des droits des femmes dans certains pays comme la France, est célébrée le 8 mars. C’est une journée internationale mettant en avant la lutte pour les droits des femmes et notamment pour la réduction des inégalités par rapport aux hommes. Cette journée est issue de l’histoire des luttes féministes menées sur les continents européen et américain. Le 28 février 1909, une « Journée nationale de la femme » (National Woman’s Day) est célébrée aux États-Unis à l’appel du Parti socialiste d’Amérique. À la suite d’une proposition de Clara Zetkin en août 1910, l’Internationale socialiste des femmes célèbre le 19 mars 1911 la première « Journée internationale des femmes » et revendique le droit de vote des femmes, le droit au travail et la fin des discriminations au travail. Depuis, des rassemblements et manifestations ont lieu tous les ans []« 
plateau de Valensole (04) lavande et tourisme 18.7.19 © PhI
plateau de Valensole (04) lavande et tourisme 18.7.19 © PhI

« Jolie photo qui laisse gambader l’esprit ! » C.B-D 11.2.21 sur Facebook

Menacé de mort après avoir défendu Samuel Paty, un professeur témoigne, Trappes (78) LCI 7.2.21 « Depuis, le PROF de philosophie vit sous ESCORTE policière » « Les enseignants vivent dans la peur. Un sur deux s’AutoCENSURE. » « J’ai écrit une lettre au président de la République en 2018. Depuis, j’ai vu plus de transformation à Trappes qu’en 18 ans. […] Il y a 20 ans, la synagogue brulait, les juifs puis un peu plus tard les Portugais s’en allaient (de Trappes). Aujourd’hui, ceux qui s’en vont sont les musulmans modérés et les athées. Il n’y a pas un seul coiffeur mixte à Trappes. Les FEMMES maghrébines ne peuvent pas entrer dans un café. [] » Trappes (78) LCI 7.2.21 #SamuelPaty #Trappes #enseignants

vignes (13) Eygalières 3.12.20 Alpilles © PhI
vignes (13) Eygalières 3.12.20 Alpilles © PhI

Liberté, mais… « Danièle Sallenave : face au silence démocratique, quelle parole légitime ? 2.2.21 FranceCulture.fr 33 mn. Quand une parole devient-elle légitime ? Une réflexion sur la parole démocratique et sur son silence, avec l’écrivaine et académicienne Danièle Sallenave, qui publie chez Gallimard, coll. Tract : « Parole en haut Silence en bas » 2021 []« Liberté, mais… Dans cette interview, où elle plaide pour une pluralité de parole, exemple : « est-ce que les caricatures sont un bon matériel pédagogique ? » « pas sûre que c’était une très bonne idée » et souhaite des discussions entre enseignants et parents sur ce sujet ! « liberté d’expression » et « responsabilité » !

Arles 17.10.20 avec Samuel Paty Laicite.fr Midi © PhI
Arles 17.10.20 avec Samuel Paty Laicite.fr Midi © PhI

Ahmad Zahir, quand l’Afghanistan dansait, 31.1.21 FranceCulture.fr 31.1.21. « Vers 1970, l’Afghanistan connait un vent de liberté et de modernisation. Certaines femmes peuvent suivre des études, se dévoiler. Musicalement, une nouvelle génération s’impose. Parmi elle, le jeune chanteur Ahmad Zahir devient une icône populaire et contestataire. Il meurt mystérieusement en 1979. Sous le règne du roi Zaher Shah, le pays se modernise et Kaboul change de physionomie. Dans les années 1960, loin de la vieille ville et de son célèbre bazar, sortent de terre au nord du fleuve de nouveaux quartiers abritant les classes moyennes et supérieures, dont les enfants fréquentent l’université, apprivoisent le mode de vie à l’occidental, la consommation, mais aussi une plus grande liberté de parole. Certaines filles et femmes s’aventurent dans les rues sans voile, dans un pays musulman et conservateur []« 

Saliers (13) Arles, années 2000 (argentique) © PhI
Saliers (13) Arles, années 2000 (argentique) © PhI

Meilleur livre sur Charlie Hebdo 1e et 2e version, celui de C. Delporte, très fouillé, avec le regard de l’historien, du dessinateur, qu’il ne cache rien tout en prenant de la distance []. – « Charlie Hebdo, La folle histoire d’un journal pas comme les autres« , Christian Delporte, éd. Flammarion.com, 384 pp. 23,90 €, ISBN 978-2-08150499-8 « Bal tragique à Colombey : un mort » : Charlie Hebdo est né, un jour de novembre 1970, d’un clin d’oeil irrévérencieux et d’une censure imbécile qui pensait faire taire définitivement l’impertinence. Lancé par des bricoleurs de génie qui s’appelaient Cavanna, Bernier, Cabu, Gébé, Reiser ou Wolinski, relancé, grâce à Cabu, par Val, Charb, Luz, Riss ou Tignous, le journal satirique occupe une place unique en France depuis cinquante ans. Mort en 1981, il a ressuscité en 1992, a failli disparaître en 2009. Des terroristes ont voulu lui donner le coup de grâce en 2015. Pour la première fois, l’historien Christian Delporte relate les grandes heures de Charlie Hebdo dans un récit « de l’intérieur » où, s’attachant à montrer les hommes et femmes qui le conçoivent, il revient sur les grands combats qui ont marqué son histoire. []

Chat et pierres, Tarascon © PhI
Chat et pierres, Tarascon © PhI

création, 1.2.21 – midi(a)laicite.info

croix sur un sommet autour de Gap (05) 22.8.07 Laicite.fr © PhI

Croix. Cérémonie militaro-religieuse, Pic de Bure

Le 15 juin 2000, le 4e régiment de chasseurs, aux ordres du colonel de Langlois, a érigé au sommet du pic de Bure (2700 m) une croix monumentale qui a été d’ailleurs fabriquée, selon un article du quotidien local Le Dauphiné Libéré,  par le personnel de l’Institut d’Astronomie du plateau d’Aurouze (05).

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