Riz & Rizières, nord d'Arles (13) & Camargue © PhI

le Riz

Le Riz et autour du riz de Camargue. Images, Textes & Cie 

Riz en herbe, Camargue 7.18 © PhI

Riz en herbe, Camargue 7.18 © PhI


Riz en herbe, juillet 2018,en Camargue, Arles, entre le Sambuc et Salin-de-Giraud… avec un sacré petit signe discret, un clin d’oeil de la nature. « Tout est symbole », dit-on…


Silo Tourtoulen (13) Arles Sambuc © PhI

Silo Tourtoulen (13) Arles Sambuc © PhI



  • Riz, définition du CNTRL.fr, Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales



Des Producteurs de Riz

panicules de riz (13) Arles oct. '21 © PhI

panicules de riz (13) Arles oct. ’21 © PhI


Histoire du Riz



bando Arles 3 Riz en Vert © PhI

Arles Trois Riz en Vert © PhI


  • Histoire du Riz, Camargue-Production.com / Le Grand Badon, famille Cuillé.

Histoire du Riz en Camargue, Canavere / Benoit, 30 Saint-Gilles

  • Recette & Histoire. « L’histoire à la carte. Le riz de Camargue : une longue histoire ! Le riz de Camargue se prête très bien à la recette de Thierry Marx : riz au lait aux fruits confits.[…] » 28.1.18 FranceInfo.fr  / FranceTVinfo.fr (5 mn 06, audio).

Grain de Riz, Grain de Vie, Michelle Jeanguyot & Nour Ahmadi, éd. CIRAD et Magellan & Cie 4e tr.’02, 143 pp.37,90 €, ISBN 2-914330-33-2. « Experts du Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad), les auteurs, Michelle Jeanguyot et Nour Ahmadi, nous racontent la prodigieuse histoire du riz, cette plante d’exception qui entre pour 30 % dans ce qui est consommé chaque jour sur terre. Ils nous emmènent en Inde, au Vietnam, en Chine, en Guinée, au Sénégal, à Madagascar et au Brésil… »


Riziculture française Camargue 1961-62 archives © Laicite.fr

Riziculture française Camargue 1961-62 archives © Laicite.fr

« Le riz de Camargue [Wikipédia], dont les premières traces de culture datent du Moyen Âge, est protégé par une IGP […]. Du XIIIe au XVIe siècle la riziculture ne cesse d’augmenter en Provence et surtout en Camargue. C’est à Henri IV que l’on doit la culture de riz en Camargue dès la fin du XVIe siècle, où il ordonna sa production […]. Dans les années 1840, les rizières vont être très utiles pour absorber l’eau des grandes crues du Rhône […] pour dessaler les terres. Grâce à cela, les terres vont être utilisées pour la culture des vignes. Au début du XXe siècle, la riziculture couvrait en Camargue 800 ha. […] Entre 1840 et 1913, plusieurs centaines d’hectares de rizières sont enregistrés. À cette époque, le riz n’est pas récolté, ou alors pour servir de nourriture aux cochons. La dernière rizière de cette époque disparaît en 1939. Le riz camarguais renaît en 1941 grâce à l’arrivée de travailleurs indochinois « accueillis » [travailleurs forcés] sous le régime de Vichy […] De 400 hectares en 1944, la Camargue passe à 3 000 ha en 1945, puis 32 000 ha en 1950 pour retomber 20 000 ha au tournant du millénaire. En 2000, le riz de Camargue bénéficie d’une indication géographique protégée (IGP) [..]. Cette zone s’étend sur 15 communes des Bouches-du-Rhône et du Gard, au cœur d’un triangle délimité par Aigues-Mortes à l’ouest, Port-Saint-Louis-du-Rhône à l’est et Tarascon au nord. […] » extrait de « Riz de Camargue / Wikipédia » – Voir aussi « Riziculture en Camargue / Wikipédia »


Riz « en herbe » au début de la Camargue (vers le Sambuc / Arles) 7.13, et séparateur de riz, blanchi et paddy (brut) à Saliers / Arles (années 1990-2000)…



Arles-Camargue, Saliers (13), Riz Paddy (« brut » avec sa « coque ») et Riz Blanchi (« usiné ») sur un plateau de tri © PhI, années 1990-2000 ; le Riz Complet, intermédiaire entre les riz paddy et riz blanchi, est nommé « Riz Cargo »



Arles-Camargue, entre le Sambuc et Gimeaux (13), Rizière, Riz en herbe, avec la « mousse » de la rizière qui « bouillonne », « fermente », juillet 2013

rizière de Camargue


Riz & Italie


Arles est jumelée avec Vercelli (Verceil en français), terre italienne du riz (plaine du Pô, nord-Italie). Wikipédia.

Expo Terre du Riz, Jumelage Arles-Vercelli 7.05 © PhI

Expo Terre du Riz, Jumelage Arles-Vercelli 7.05 © PhI


Riz de Camargue & Indochine / Vietnam


C’est une partie de notre histoire, voici quelques infos sur le sujet. Il ne s’agit nullement de faire des procès anachroniques.


« Un riz au goût amer en Camargue, Antoine Lannuzel, 11.12.09 lexpress.fr,  C’est une histoire aussi incroyable que méconnue. « L’or blanc » a été introduit dans la région pendant la Seconde Guerre Mondiale par des travailleurs indochinois exploités. Une cérémonie de reconnaissance a eu lieu la veille à Arles. Le riz camarguais, qui s’affiche avec taureaux et flamands roses sur les cartes postales, est désormais célèbre. Son origine l’est beaucoup moins. Qui sait qu’elle remonte seulement à la Seconde Guerre mondiale? Et, surtout, que sa réussite masque une page enfouie, et peu glorieuse, de l’histoire coloniale ? []« 


« Riz de Camargue, une histoire indochinoise, 1.12.15, bleu-tomate.fr le mag ProvenceTransition, L’histoire est peu connue. Le riz de Camargue, emblème et richesse économique de la région est né du travail et du savoir-faire d’une poignée de paysans vietnamiens réquisitionnés au pays. Salin de Giraud : au cœur de cette terre mêlée d’eau où se perd le regard, dans le jardin de la mairie annexe, lieu républicain s’il en est, s’élève la frêle silhouette métallique d’un paysan de rizière asiatique. Il porte la houe et il est coiffé d’un turban. Une stèle pour rendre hommage aux 20 000 travailleurs indochinois  de la 2e Guerre Mondiale. Le savoir-faire asiatique. Quel mystère recèle cette évocation, qui semble effacer les 10 000 km séparant la Camargue du Vietnam ? Pour le percer, il faut remonter aux années 1940. Le riz en Camargue n’a fait l’objet que de quelques tentatives pas vraiment réussies. Tout au plus en sème-t-on pour dessaler les terres et nourrir les animaux. En 1935 aucune parcelle n’a été ensemencée. Mais pendant la guerre, la pénurie s’installe. D’où l’idée d’utiliser la main d’œuvre indochinoise présente sur place pour lancer la culture du riz à grande échelle. 500 travailleurs indochinois sont alors affectés à la création des rizières. Leur savoir-faire et leur technique va faire merveille : 250 ha sont mis en culture en 1942, 400 ha en 1944.  800 tonnes  sont récoltées la première année, 1250 à la fin de la Guerre. La main d’œuvre expérimentée a jeté les bases de la richesse à venir de la riziculture camarguaise. []« .


ex-usine Lustucru (13) Arles 27.3.18 ©PhI

Ex-usine Lustucru (13) Arles 27.3.18 ©PhI


Riz. Les bâtiments Lustucru en phase de destruction, avant la construction d’un centre commercial, au nord d’Arles.


Fermeture de Lustucru, Manif 7.4.04 Arles (13) PhI © Laicite.fr Midi

Fermeture de Lustucru, Manif 7.4.04 Arles (13) PhI © Laicite.fr Midi


Riziculture & Transformation.  Parmi les bâtiments de l’ancienne entreprise Lustucru, une halle créée par Effel, était en phase de démontage (12.17) ; graph sur le site (12.18) ; rizière devant le site (7.05) ; manif lors de la fermeture (5.03).


bando Arles ex-friche Lustucru, Archi & Riz 7.18

Arles ex-friche Lustucru, Archi & Riz, Graph’ & Social © PhI


création, 1.1.13 sur Laiq.info (ex-site web, lié à Laïcité Midi / Laicite.fr)

Beaucaire (30) vu d'un canal 2.12.14 bando (c) PhI

Beaucaire sur Rhône

Beaucaire, ville du Gard, Languedoc-Roussillon, sud de la France, au bord du Rhône, séparée et réunie par deux ponts avec la ville de Tarascon (Bouches-du-Rhône, PACA). Rivalité et union : pour les deux cités, une seule piscine, une seule librairie, un seul cinéma, une association Les Têtes à Claps, qui travaille de chaque côté du pont…


Quelques images et infos sur la ville de Beaucaire, la Laïcité, l’extrême-droite…



Vue de la ville et détails d’un bateau abandonné au bord d’une annexe du canal principal, à Beaucaire


  • Beaucaire (30), le 9 décembre 2014 la laïcité fêtée avec la Ligue de l’enseignement et des citoyens qui s’opposent à la nouvelle mairie d’extrême-droite. « Journée de la Laïcité en partenariat avec la Ligue de l’Enseignement du Gard, Prix Desmons & Banquet Républicain, à Beaucaire. Remise du Galet de Brignon aux établissements scolaires lauréats et à une personnalité qui s’est particulièrement illustrée pour la promotion et la défense de la liberté de conscience » [billet de Laure, Beaucaire] 11.12.14.

  • « A Beaucaire ce soir nous fêterons la Laïcité dans un centre socio-culturel appelé hélas à fermer ses portes à la fin du mois. Nous remettrons le Galet de Grignon à une personnalité qui a œuvré pour la laïcité et ensuite nous partagerons un apéritif du vivre ensemble préparé par les familles de toutes origines du centre ville qui sera suivi d’un banquet républicain  Une belle soirée en perspective ! » L. Cordelet
Beaucaire (30) bateau 2.12.14 (c) PhI

Beaucaire (30) bateau 2.12.14 © PhI


  • Un centre social doit fermer à Beaucaire. Un centre social se nomme Ferdinand Buisson, qui  » [co-fondateur de] la Ligue des Droits de l’Homme […] participa à la Ligue de l’Enseignement, [et] en 1905, est le président de la commission parlementaire qui rédige le texte de la loi de séparation des Églises et de l’État. […] Ferdinand Buisson fut également le maître d’œuvre d’un chantier éditorial remarquable, le Dictionnaire de pédagogie et d’instruction primaire […] » (source,Wikipédia),11.12.14.

bando Beaucaire (30) bateaux, détails 2.12.14 © PhI

Beaucaire (30) bateaux, détails 2.12.14 © PhI

(à la photographe Sandra Affentranger d’Arles)


  • « On répète incessamment que la société laïque n’a aucun principe, et par conséquent rien à enseigner. Il faut du moins reconnaître qu’elle peut mieux qu’aucune autre s’enseigner elle-même, et voilà précisément de quoi il est question dans l’enseignement laïque. Pour moi, j’ai toujours prétendu qu’elle possède un principe que, seule, elle est en état de professer et c’est sur ce principe qu’est fondé son droit absolu d’enseignement en matière civile. Ce qui fait le fond de cette société, ce qui la rend possible, ce qui l’empêche de se décomposer est précisément un point qui ne peut être enseigné avec la même autorité par aucun des cultes officiels. Cette société vit sur le principe de l’amour des citoyens les uns pour les autres, indépendamment de leur croyance. Or, dites-moi qui professera, non pas seulement en paroles, mais en action cette doctrine, qui est le pain de vie du monde moderne ? Evidemment un principe supérieur et plus universel. Ce principe, qui n’est celui d’aucune église, voilà la pierre de fondation de l’enseignement laïque. » Edgar QuinetExtrait de L’Enseignement du peuple, Chapitre XIV, 1849. (cité par L. Cordelet)

Chanvre Agricole (30) Beaucaire, 15.7.21 © PhI

Chanvre Agricole (30) Beaucaire, 15.7.21 © PhI


  • Un des deux champs de chanvre, au sud de Beaucaire, en juillet 2021 (plus d’images sur notre page Chanvre (sous tous ses aspects).

Extrême-Droite & « Laïcité »



  • Les élus d’extrême-droite de Beaucaire et de Tarascon ont organisé une manifestation de soutien aux chrétiens d’orient persécutés au départ… d’une église de Beaucaire. Difficile d’accréditer ensuite le credo laïque de ces politiques bien « traditionnels », qui flirtent avec le communautarisme (chrétien). Cette manifestation, qui soutenait uniquement les chrétiens et ayant de plus un départ d’un lieu religieux, a été contestée par des citoyens de Beaucaire.

Question sur la Laïcité

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Beaucaire & République Laïque


  • Rappelons le passé laïque et républicain de la ville : une église de Beaucaire a une inscription républicaine « République Française – Liberté Egalité Fraternité » (inscription identique au fronton de l’hôtel de ville) ; des rues renommées avec des noms républicains : la rue Rouget de l’Isle était la rue de la Providence…  On trouve des rues renommées à Manosque, Arles et Tarascon… Voir nos pages : Patrimoine Laïque et Les Routes de la République.

Citons des extraits de « Beaucaire, Maurice Contestin, éd. Equinoxe, coll. le temps retrouvé 1990, 96 pp. 98 FF, ISBN 2-908-209-09-8.


  • Rues Renommées.  » A partir de 1881, la politique républicaine, teintée d’Anticléricalisme, se manifeste jusque dans la dénomination des rues » [pp. 78-79]. comme à Tarascon, Arles, Manosque… des noms de voies publiques d’origine religieuse et de l’Ancien régime sont remplacées par des noms républicains, ainsi, près du canal, la Rue de la Providence devient la Rue Rouget de l’Isle, auteur de la Marseillaise.

De la Liberté à la République. « La place vieille, était la place de la Liberté sous la Révolution, avec un arbre de la Liberté et un autel de la patrie. Aujourd’hui, cette place est nommée place de la République »… avec à l’époque « un Drac de carton-pâte, modèle languedocien du monstre provençal, la Tarasque » [p. 78]. Cet auteur oublie, le Drac, la bête du Rhône, évoqué par Frédéric Mistral, ainsi que le Drac de Mondragon et celui de Draguignan.


Beaucaire (30) vu d'un canal 2.12.14 bando (c) PhI

Beaucaire (30) vu d’un canal 2.12.14 © PhI



bando 4 Drac © PhI

Quatre Drac’s, Vinon, Beaucaire et Gréoux © PhI


LIRE à Beaucaire (30). Une Maison de la Presse (autrefois près de la mairie, maintenant près du canal), avec donc, de la presse, mais aussi des livres (régionalisme, actualité, livres de poche,livres scolaires et éducatifs, etc.) – ex-18, rue de l’Hôtel de Ville 30300 Beaucaire, tél. 04 66 59 65 68


bando Drac's (c) PhI

Drac’s : Draguignan, Laye et Beaucaire © PhI


« Le Drac de Beaucaire. La légende d’un dragon du Rhône« , Valeria Jourcin-Campanile (texte), Yannick Vincente (illustrations), éd. Rêve de livres (13) Boulbon, coll. Rêve de légendes, 14 €, 28 pp. ISBN 978-2-9543054-2-4 (« à partir de 8 ans ») – Page Lo Drac.



création, avec l’aide de citoyennes et citoyens de Beaucaire et Tarascon, 19.12.14 – 30(a)laicite.fr – 06 52 27 09 38 – Aidez Laicite.fr Midi, don sur HelloAsso.

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