Liberté Egalité Laïcité, documentaire LCP.fr, 52 mn, disponible du 28.12.23 au 10.2.24 minuit. Quel sens ont encore les mots « laïcité » et « valeurs de la République » à l’école et comment sont-ils transmis et partagés par tous ? Les valeurs de la République sont censées garantir la cohésion sociale mais elles font aujourd’hui l’objet d’interprétation. Le principe de laïcité, fondement de l’école républicaine est parfois remis en question et déclenche des controverses. Comment ce principe de laïcité est-il perçu à l’école ? Comment est-il transmis et surtout comment peut-il être partagé par tous ? Pour répondre à ces questions, ce film part à la rencontre des enseignants et des élèves dans une école primaire à Échirolles et dans un collège en réseau d’éducation prioritaire à Cluses. En saisissant une réalité de terrain, le film offre un précieux éclairage sur la façon dont est vécue à l’école le principe de laïcité. Une confrontation parfois tendue, mais aussi un espace d’échanges dans le respect mutuel. […] » (merci Norbert pour l’info)
Laïcité Uruguay
Uruguay : laïcité progressive, 11.5.21 OmnesMag.com, JF. « L’auteur réfléchit au concept de laïcité à partir d’un épisode qui s’est déroulé il y a plusieurs décennies au Palais législatif de Montevideo, où tous les sénateurs ont dû prendre position et exprimer leur opinion sur une croix. Un débat qui n’est pas lointain, mais qui est aujourd’hui indiscutablement d’actualité. […]«
Uruguay : « Il faut survivre dans un pays laïc » !7.4.21 OmnesMag.com, JF. « L’Église uruguayenne a toujours répondu aux attaques en formant ses fidèles, en leur apprenant à prier, par une liturgie bien célébrée et, à l’occasion, par des manifestations publiques de foi. […] Les lois sur la séparation de l’Église et de l’État en 1918 et sur les fêtes religieuses un an plus tard constituent les points culminants des efforts de laïcisation de José Batlle y Ordóñez, président à deux reprises (1903 à 1907 et 1911 à 1915). En 1906, les crucifix avaient été retirés des hôpitaux. En 1907, la loi sur le divorce par consentement mutuel a été adoptée. […]«
Olaïc 34. Assemblée générale de Olaïc 34, Observatoire de la Laïcité Coeur d’Hérault à Nébian (34) le 2.2.24 (Olaïc 34 a obtenu le Prix de la Laïcité de la République Française). L’UFAL Familles Laïques 13 Midi était représentée pour poursuivre les échanges et un partenariat qui se développent entre les deux groupements depuis quelques années. [Olaïc 34 :Facebook – Instagram]
Pour une PAIX Juste et Durable entre Israéliens et Palestiniens
« […] UFAL Familles Laïques se mobilise pour une PAIX JUSTE et DURABLE, pour que chaque peuple, israélien et palestinien, puisse avoir son Etat, son indépendance et sa sécurité.L’ONU doit protéger les populations civiles palestiniennes et israéliennes.Le sang des victimes civiles israéliennes et palestiniennes ont la même couleur ! Cette dernière phase du très vieux conflit du Moyen Orient a débuté par l’horrible massacre terroriste de jeunes pacifistes israéliens et d’habitants de ce secteur géographique par les terroristes politico-religieux du Hamas, le 7 octobre. Le Hamas et l’actuel gouvernement d’Israël (droite/extrême-droite) font durer ce conflit horrible et sacrifient leur peuple, et celui du voisin. Ce qui leur permet de développer leur influence. Et, cela favorise également le développement de l’antisémitisme et du racisme, en France et dans le monde (combien de morts en France depuis l’attentat antisémite et raciste de Mohamed Merah !).Nous devons oeuvrer à imposer une PAIX Juste et Durable pour mettre fin à ce conflit interminable qui nourrit les haines, favorisées par les divers extrémismes, politiques et politico-religieux. La PAIX juste et durable, dès maintenant; est la seule solution humaine ! UFAL Familles Laïques 25.2.24 Arles »
Laïcité dans les pays d’Europe et du monde. Cette page bénéficie des travaux du GRAIF de PACA, de Laïcité l’Observatoire PACA-Midi et de UFAL Familles LAÏQUES…
Rallumons les Lumières ! « L’affaire des dessins de Mahomet » expliquée avec rigueur par Jeanne Favret-Saada, une universitaire qui a publié une enquête minutieuse sur cette « affaire », dont on parle à tord et à travers, sans connaître son déroulement au Danemark et sa suite française !Continuer la lecture →
« Croire en Dieu aujourd’hui. Dossier coordonné par Hélène Frouard, SciencesHumaines.fr n° 324, 4.20, 76 pp. 7,50 €. On les prend rarement au sérieux, ou alors, pour s’en méfier : dans une France à longue tradition laïque, les religions seraient le reliquat d’un monde révolu ou les porteuses de nouvelles dérives, des terroristes islamistes aux catholiques intégristes. C’est balayer un peu vite la question. Des millions de Français se disent croyants, la plupart sont loin d’être des extrémistes… À quelle religion se rattachent-ils ? D’où vient leur foi ? Quelles sont leurs pratiques quotidiennes ? Comment vivent-ils leur engagement spirituel dans un monde laïc ? ».Sommaire. « Comment peut-on être croyant ? » J.-P. Dortier. «La religion reste un acteur de la vie des sociétés», entretien avec Denis Pelletier. « Des croyances diversifiées » Claude Dargent. « La laïcité, garante de la liberté de conscience » Michael Behrent. « Les religions saisies par le droit » Hélène Frouard. « Pratiquer au jour le jour » Anne Gotman. « La Mecque, le voyage d’une vie ? » Hélène Frouard. « Les religions se radicalisent-elles ? » Clément Quintard. « Se convertir, un choix transgressif » Loïc Le Pape. « De la charité à la solidarité » Justine Canonne […]
« La laïcité, garante de la liberté de conscience, Michael Behrent, 4.20 SciencesHumaines.fr n° 324, pp. 39-40, 7,50 €. Début de l’article [payant] : En France, la laïcité s’est construite en réaction à la puissance de l’Église catholique. Aux États-Unis en revanche, elle s’est forgée pour protéger les différentes sectes chrétiennes. Deux voies différentes pour un même objectif. Égalité, liberté, fraternité… laïcité ? Pendant plus de cent ans, la laïcité a été un enjeu clé dans les affrontements politiques français. Ébauché lors de la Révolution, son principe est institutionnalisé en 1905 avec la fameuse loi sur la séparation des Églises et de l’État. Considérée comme un pilier de l’idée républicaine, la laïcité reste toutefois un enjeu politique, comme en témoigne la récente et très controversée déclaration de la ministre de la Justice affirmant que « l’insulte à la religion est évidemment une atteinte à la liberté de conscience ». Comment mettre en œuvre cette laïcité ? Un seul chemin est-il possible ? Revenons d’abord au texte. On l’oublie trop souvent : la laïcité, telle que définie en 1905, a pour premier objectif de garantir « la liberté de conscience » et assurer « le libre exercice des cultes […]«
Arles (13) Trinquetaille, rue Henri Dunant, devant la résidence Isle des sables 1.07
« Les religions saisies par le droit, Hélène Frouard, 4.20 SciencesHumaines.fr n° 324, p. 41, 7,50 €, La laïcité est débattue à grand fracas dans l’espace médiatique et politique. Le droit, lui, est chargé plus prosaïquement de la mettre en œuvre. Le plus souvent avec pragmatisme. Rappelez-vous de la crèche Baby-Loup à Chanteloup-les-Vignes. En 2008, la sous-directrice fut licenciée au motif (entre autres) que le voile qu’elle portait contrevenait au nouveau règlement intérieur. L’épisode donna lieu à une bataille juridique dans laquelle intervinrent la Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (Halde), le Conseil des prud’hommes, le tribunal d’instance, la Cour d’appel, la Cour de cassation, et jusqu’au Comité des droits de l’homme de l’Onu. Ces multiples rebondissements témoignent, avant tout, de la difficulté du droit de trancher dans ces affaires. Car en la matière, le diable se niche dans les détails… Pour certains croyants, le respect des obligations religieuses conduit par exemple à arborer des tenues et des symboles spécifiques, ou encore à s’abstenir de travailler certains jours. Ces pratiques sont autorisées tant qu’elles ne troublent pas l’ordre public, ne remettent pas en cause la neutralité de l’Etat et n’occasionnent pas de pratiques prosélytes. […]«
« Les tiraillements des enseignants musulmans. Tom Umbdenstock SciencesHumaines.fr n° 324, 4.20, p. 14. La place de l’islam à l’école fait l’objet de débats autour de thèmes tels que la cantine, la place des parents lors des sorties scolaires ou les pratiques des élèves. Mais qu’en est-il des enseignants musulmans ? Le parcours de huit d’entre eux, ayant quitté l’enseignement public pour rejoindre des écoles privées confessionnelles, éclaire sur les difficultés qu’ils peuvent rencontrer. Par peur de révéler ses croyances, Lina, qui s’est mise à porter le voile durant son stage, le dissimule à ses collègues. À l’issue de cette formation, elle renonce à un poste de titulaire, ne supportant plus la tension entre identité d’enseignante et musulmane, qu’elle cache de peur d’être mal perçue. Élodie refuse quant à elle de mettre en place des activités sur le thème de Noël. Elle ne veut pas « stigmatiser des enfants à qui on va parler de Noël et qui, chez eux, n’auront pas de sapin ». Pour prévenir leur radicalisation, Fanta doit identifier chez ses élèves des signes dans lesquels elle se reconnaît pourtant : jeûner régulièrement, ne pas écouter de musique, etc. Difficile à ses yeux de ficher des enfants qui lui ressemblent. Ces départs ne sont d’ailleurs pas toujours réussis : certains empruntent le chemin inverse, notamment lorsque le caractère confessionnel de l’établissement sert de justification à de mauvaises conditions de travail. […]« . (« Quitter le public pour le privé ? Dilemmes professionnels et religieux chez les enseignants de confession musulmanes en France« , Diane-Sophie Girin, Sociologies Pratiques n° 39, 2019/2. Cet article analyse les trajectoires de huit enseignants qui ont rapporté des tensions dans l’articulation de leur activité professionnelle et de leurs convictions religieuses avant de rejoindre l’enseignement privé musulman (EPM). La manière dont ils ont géré ces divergences est un bon révélateur de la mise en place de stratégies de conciliation et d’arbitrage entre obligations religieuses et normes professionnelles. Nous explorons la façon dont celles-ci se déploient dans trois situations qui auraient selon eux justifié leur bifurcation vers l’EPM : le port du voile ; les fêtes de Noël ; la prévention de la « radicalisation » […] ».
Commentaire. « Quand des hommes se voileront, comme ces Iraniens qui le font pour défendre la liberté des Iraniennes de ne pas se voiler. Toute coutume ou tradition n’est pas forcément respectable, telle la procession de Boulbon où la chapelle (publique) est interdite aux femmes, et, où l’on bénit le vin en provençal (« c’est [aussi] la tradition »). Autre « exotisme », les touristes qui trouvent Cuba sympa (car ils ne sont pas Cubains, et ne « profitent » ni de la dictature, ni du parti unique). PhI » Commentaire à billet d’un occitaniste qui soulignait la contradiction entre l’obligation du masque et l’interdiction de dissimuler son visage.
Précision.Les abus et actes pédophiles ne concernent pas uniquement des clercs de l’Eglise catholique. La plupart des cultes sont concernés, y compris les groupes sectaires, tels les Témoins de Jéhovah, comme l’écrit l’association anti-sectaire le GEMPPI.org –
Pédophilie : « le Vatican salue l’acquittement du cardinal australien George Pell« , 8.4.20 RFI.fr « Avec notre correspondant au Vatican, Eric Sénanque. Le cardinal George Pell a été libéré de prison, le mardi 7 mars, après l’annulation de sa condamnation par la Haute-Cour de justice australienne. Une mesure accueillie avec soulagement au Vatican envers celui qui était l’un des plus proches collaborateurs du pape François, architecte notamment de sa réforme financière. Dans un communiqué plutôt bref, la salle de presse du Saint-Siège s’est félicitée du jugement des sept juges de la Haute Cour d’annuler la condamnation de l’ancien secrétaire à l’économie du Vatican, rappelant avoir toujours eu confiance dans la justice australienne […] » (merci à GEMPPI.org)
LIRE les motifs de la condamnation lors du 1er procès « le juge a détaillé le viol, mais aussi quatre autres attentats à la pudeur qu’il a commis sur deux enfants de chœur de 13 ans en 1996 à la cathédrale de Melbourne » 13.3.19 RFI.fr –
Pédophilie: six ans de prison pour l’ancien cardinal australien George Pell » 13.3.19 RFI.fr, Avec notre correspondante à Melbourne, Caroline Lafargue. « Trois mois après avoir été reconnu coupable de crimes pédophiles en Australie, le cardinal Pell, ancien numéro trois du Vatican, a été condamné à six ans de prison, dont près de quatre ans ferme. Un procès hors norme à tous points de vue. George Pell est la plus haute personnalité de l’Eglise catholique à être envoyée en prison pour pédophilie. Le jugement était diffusé en direct sur toutes les chaînes. George Pell est resté parfaitement stoïque, épargné par les caméras qui étaient toutes exclusivement pointées sur le juge, Peter Kidd. Le verdict du magistrat a été diffusé en direct sur tous les médias, fait exceptionnel en Australie. L’âge du condamné pris en compte par le juge. Le cardinal australien déchu n’a manifesté aucune émotion lorsque le juge a détaillé le viol, mais aussi quatre autres attentats à la pudeur qu’il a commis sur deux enfants de chœur de 13 ans en 1996 à la cathédrale de Melbourne […]
En février 2020, avec Olaic34.fr, dans le Midi, vers Béziers, « un pays où, les laïques et féministes ne sont pas en peau de lapin » (d’après l’expression de Edouard Herriot). [merci Cl. Hugues]
« Pierre Desproges « Le Pangolin« , « Chroniques de la haine ordinaire 1986″ 3.4.20 Facebook INA.fr – Desproges vs Le Pangolin. Dans une « chronique de la haine ordinaire » en 1986, l’humoriste présente ses excuses à cet animal pacifique pour l’avoir, un jour, décrit comme ressemblant “à un artichaut à l’envers ». Le pangolin est aujourd’hui soupçonné d’avoir transmis le Covid19 à l’homme. »
« Beaucoup d’athées sont des croyants qui s’ignorent, prêts à se saisir d’une idée séduisante, qui apprécient les séducteurs, militants du « contre », de la défiance permanente, oubliant toute nuance et toute approche rationaliste… « Maîtriser nos passions », y a encore du boulot » 5 & 7.4.20 Facebook & Laicite.fr
« La critique des Lumières45 mn FranceCulture.fr, Signes des temps, Marc Weitzmann 5.4.20 (rediffusion du 26.12.19). Que l’on y voie l’espoir d’une liberté tolérante, l’éclat terni d’un projet d’autonomie fondé sur la Raison, la lumière d’une démocratie à réinventer ou encore un système philosophique ayant accouché des pires excès d’un monde froid et calculateur, Les Lumières sont au coeur du débat […] Antoine Lilti : Le problème des interprétations des Lumières — surtout en France à cause de la Révolution française qui a largement construit les Lumières comme héritage — c’est qu’on a trop tendance à les envisager comme une sorte de programme théorique dont la modernité serait sortie. Or je pense que c’est le geste inverse : la modernité, c’est-à-dire les transformations sociales, politiques, culturelles du XVIIIe siècle ont des raisons d’être très diverses, elles ne sont pas sorties de la tête des philosophes. En revanche, ces derniers ont été extrêmement attentifs à en décrire les ambivalences et les contradictions. Et c’est ce qui explique qu’il y ait une telle diversité théorique parmi eux. A chaque fois que les historiens de la philosophie ont essayé de construire les Lumières sur le plan doctrinal, ils ont échoué. Rousseau, Voltaire, Diderot ont des positions très différentes. On ne peut comprendre cette diversité que si on comprend qu’au fond « Les Lumières » désigne l’espace de débat qui surgit avec la modernité — au sens commercial, politique, social — pour en comprendre à la fois les potentialités mais aussi les dangers […]«
« Universalité et durabilité des Lumières, 21.9.19 FranceCulture.fr 44 mn La Suite dans les idées, Sylvain Bourmeau, A la fois victimes de leur succès et critiquées dans un perspective postcoloniales, Les Lumières apparaissent pour l’historien Antoine Lilti comme un objet à la fois historique et politique complexe. Auteure d’un roman en forme conte philosophique, Leonora Miano le rejoint en seconde partie. Nous voyagerons dans le temps cette semaine à La Suite dans les Idées et nous le ferons à la vitesse des Lumières. D’abord en remontant à cette source lumineuse mais surtout en nous intéressant à ses éclats divers et leurs réfléchissements à travers l’espace et le temps. Les Lumières comme une boule à facettes en quelque sorte avec l’historien Antoine Lilti. Puis c’est dans le futur que nous nous projeterons pour évoquer un conte contemporain mais qui se situe dans un siècle et sur un autre continent, avec l’écrivaine Leonora Miano. […]«
« Suzanne Moore : « Les femmes doivent avoir le droit de s’organiser entre elles »1.4.20 Tradfem.wordpress.com 1.4.20. Version française de l’édito de Suzanne Moore, quotidien britannique The Guardian 2.3.20. Ils ne nous feront pas taire. La censure dont a été victime Selina Todd ce week-end doit nous alerter. Il nous faut protéger les droits des femmes biologiques. En février 1988, un groupe de lesbiennes descend en rappel le long de la façade de la Chambre des Lords et s’introduit dans le bâtiment; quelques mois plus tard, la militante Booam Temple interrompt le JT de 18 h en surgissant sur le plateau. Toutes protestaient contre l’article 28 du Local Government Act, une disposition légale adoptée à l’initiative de Margaret Thatcher qui prohibait la « promotion de l’homosexualité », accusée de saper les fondements de la famille… »
Ordre moral des politiques (M. Thatcher, W. Poutine…) et-ou politico-religieux qui s’opposent aux homosexuel.le.s par le biais d’une opposition à la « promotion de l’homosexualité » ! « Si l’homosexualité est un fait, je ne cesserai jamais de dénoncer la promotion de l’homosexualité dans l’espace public comme d’autres dénoncent le prosélytisme religieux » [propos « glanés » par notre correspondante Leila Amik, sur le profil Facebook d’un jeune arlésien, qui défend le port des signes religieux à l’école, pour les élèves, et, pour les accompagnants de sorties scolaires]. L.A.
« Covid-19, un virus très politique » éditions Syllepse, Le Journal du Confinement n°3, 7 avril 2020. La crise sanitaire, devenue crise sociale, économique et politique mondiale, les éditions Syllepse sont contraintes de proposer une deuxième édition, mise à jour et augmentée, de « Covid-19, un virus très politique ». Ce livre est donc désormais entré dans un processus de réédition permanente. – Covid-19 Un Virus très politique, éd. augmentée du 6.4.20 (téléchargement gratuit).
« Bill Gates et la CIA avaient prévu la pandémie, et nous ne sommes pas prêts. Le fondateur de Microsoft, ainsi que les analystes de la CIA, avaient averti sur les risques d’une pandémie semblable à celle du Covid-19. Timothée Vilars, l’Obs 15.3.20 NouvelObs.com. Les grandes catastrophes s’accompagnent toujours de leurs foules de Cassandre de la douzième heure et de leurs litanies à base de « je vous l’avais bien dit ». En l’occurrence, ce sont les recommandations YouTube, souvent taquines comme chacun le sait, qui ont exhumé ces derniers jours sur de nombreuses « timelines » une intervention de Bill Gates qui, il y a cinq ans, décrivait ses craintes d’une pandémie virale très semblable à celle que nous vivons depuis plusieurs semaines… »
« Rony Brauman répond à Macron : « La métaphore de la guerre sert à disqualifier tout débat ». Rony Brauman, ancien président de Médecins sans frontières, approuve les mesures de confinement, mais dénonce la rhétorique martiale du chef de l’Etat : « Qualifier les soignants de “héros”, c’est gommer les raisons de la crise sanitaire. » Eric Aeschimann, l’Obs 27/28.3.20, nouvelObs.com Médecin, diplômé de médecine tropicale et épidémiologie, Rony Brauman a été président de Médecins sans frontières (MSF) de 1982 à 1994. Il est aujourd’hui directeur d’études à la fondation de l’ONG. Son dernier livre, « Guerres humanitaires ? Mensonges et intox », conversation avec Régis Meyran (éd. Textuel 2018). Interview. Comment analysez-vous l’épidémie du Covid-19 et sa gestion par les autorités françaises ? Cette épidémie n’avait pas été prévue, mais elle avait été prédite. De nombreux épidémiologistes avaient anticipé l’apparition d’un nouveau virus se répandant à la faveur de l’accroissement démographique, de l’accélération des voyages internationaux, de l’urbanisation, du changement climatique. Cette crainte, déjà ancienne, s’était renforcée avec les épidémies de sida, le Sras, le Mers, le Zika, le chikungunya, Ebola. Nous savions que le rêve d’un monde débarrassé d’un risque infectieux était une illusion et les gouvernements successifs ne pouvaient méconnaître ces analyses. Cela ne les a pas empêchés, depuis des années, de réduire les capacités des hôpitaux, avec les effets que l’on voit aujourd’hui. Plus de 4 000 lits ont été supprimés ces trois dernières années, mais c’est depuis trente ans que gagne une logique comptable, entrepreneuriale (notamment la loi Hôpital, Patient, Santé, Territoire de 2009, qui concrétise la notion d’« hopital-entreprise », introduite par Claude Evin dès 1989)… »