Marche & Rassemble 6.91 Beaucaire-Tarascon, archives © Laicite.fr

Info Dernière, octobre 2019

Infos brèves collectées par des laïques

« La Leçon de Malicornay, Le fait religieux pris en otage. René Nouailhat, éd. l’Harmattan 15.2.19, , coll. Histoire Textes Sociétés, pp. 25,50 €Nouailhat sur Wikipédia


« Identités. «Jacques Chirac et la laïcité intelligente». La chronique de Hakim El Karoui,lopinion.fr 30.9.19. « Sur la laïcité, Jacques Chirac a su tenir des propos justes et salutaires ». A l’heure où les hommages – justifiés – se multiplient, j’aimerais saluer la mémoire de Jacques Chirac en rappelant les propos justes et salutaires qu’il a tenus en 2003 sur la question de la laïcité. Rappelons le contexte : au début des années 2000, l’islam identitaire a recommencé à se manifester à nouveau fortement dans les écoles. Jusqu’alors, c’est l’avis de la haute juridiction administration de 1989 qui s’imposait. Saisi par Lionel Jospin alors ministre de l’Education nationale, le Conseil d’Etat avait répondu que le port du voile islamique, en tant qu’expression religieuse dans un établissement scolaire public, était compatible avec la laïcité, et rappelait qu’un refus d’admission ou une exclusion dans le secondaire « ne serait justifié que par le risque d’une menace pour l’ordre dans l’établissement ou pour le fonctionnement normal du service de l’enseignement. » En cas de trouble, une médiation était organisée, la plupart des cas étaient gérés ainsi et quelques-uns, très peu nombreux, avaient fait l’objet de recours.[…] »

« Préfecture de police de Paris: une manifestation de soutien au terroriste provoque l’indignation. Hadama Traoré, le «candidat des banlieues», organise ce jeudi un rassemblement contesté à Gonesse. Stéphane Kovacs, 8.10.19, leFigaro.fr – «C’est une honte, un véritable scandale!» La tenue d’une manifestation en faveur du terroriste Mickaël Harpon, ce jeudi, à Gonesse, crée un vif émoi. Et pas seulement chez les policiers en deuil qui seront chargés d’encadrer ce rassemblement. Pour son organisateur, Hadama Traoré, qui s’était fait connaître en mai comme le «candidat des banlieues» lors des européennes, il s’agit de «communiquer différemment sur Mickaël»qui«n’est pas un terroriste!», clame-t-il. Alors que le président de la République a appelé mardi à «un combat sans relâche» contre «l’hydre islamiste», le militant prévoit «une mobilisation devant la mairie de Gonesse», où résidait le meurtrier. «On a le bras long!, assène-t-il dans une vidéo publiée sur sa page Facebook. Toutes les communautés persécutées, on va faire la guerre ensemble, aux politiques et aux médias. Et on commence ce jeudi.». « La personne qui ose dire que Mickaël Harpon était un terroriste animé par des revendications religieuses, je lui traite sa mère et je lui crache à la gueule » Hadama Traoré. Mickaël Harpon ? «C’était une crème!», scande-t-il dans sa vidéo, tout en condamnant «ce qu’il a fait». «J’ai la haine, éructe-t-il.[…] »

« Marseille : prison avec sursis pour la femme voilée. Elle avait refusé de retirer son niqab et mordu un policier, Denis Trossero, laProvence.com 19.9.19. Le 21 mars, le contrôle s’est mal passé. La jeune femme s’est mise à insulter et à menacer les policiers. Tout se serait bien passé si la jeune femme avait obtempéré à la requête policière : retirer le voile qui lui masquait la totalité du visage, à l’exception des yeux, et révéler son identité. Mais c’est l’entêtement qui l’a emporté. Et a fini à la case police. Le 21 mars dernier, Aicha Hnine, 25 ans, refuse de retirer son niqab, comme l’exige la loi républicaine en France. « Vous êtes des chiens. Je vous emmerde. Allez niquer vos morts ! » hurle-t-elle au visage des policiers, dans le quartier du Merlan (14e). Les agents réitèrent leur demande. En vain. « Je ne l’enlèverai pas. Je fais ce que je veux. » L’un d’eux se fait menacer en ces termes : « Je t’ai repéré. Je vais t’envoyer quelqu’un. Je connais du monde. Il va te défigurer ! Emmenée dans la voiture de police au commissariat de la Division Nord, elle refusera de parler aux hommes et offrira aux policiers un comportement hystérique, résume le président du tribunal Philippe Chemla. Pour couronner le tout, elle ira jusqu’à mordre une policière chargée des geôles. Autant de délits présumés qui lui valaient hier de comparaître devant le tribunal pour « violences, outrage à agent et menace de crime ». Plus prudente, la jeune prévenue est venue cette fois voilée mais à visage découvert. « Déjà, le contrôle d’identité s’est passé très violemment, très agressivement, a-t-elle soutenu à la barre. On n’a pas cessé de me bousculer. » La prévenue prétend que les policiers ont voulu la prendre en photo, ce qui ne résulte pas du dossier. « Vous avez été entendue. Vous ne l’avez jamais dit, ça ! » l’apostrophe le procureur Alice Mazière. Interrogée, la jeune femme avait d’abord soutenu n’avoir pas insulté les policiers, puis confrontée à leurs déclarations, elle avait rectifié le tir et reconnu leur avoir tenu de tels propos « en réponse à des injures policières ». Elle affirmera aussi avoir été frappée, mais aucun élément n’en atteste. Pour Mes Julie Segond et Nicolas Gossin, qui défendaient les cinq policiers, c’est « un dossier désagréable ». « Non seulement elle ment, mais en plus elle n’a toujours pas compris qu’il y a une loi à respecter », lui lancera la partie civile. Le procureur déplorera « le déferlement d’insultes », une interpellation « qui dure », une mise en cause « qui se victimise » pour dire que « c’est la faute du système ». « Je ne suis pas chez moi. Je suis dans un pays français », lancera-t-elle fort maladroitement au terme des débats. Elle a finalement écopé hier de trois mois de prison avec sursis. Elle devra aussi verser un total de 2 000 euros à l’ensemble des parties civiles. »

Toulouse : trois mois ferme pour la femme qui ne voulait pas retirer son niqab. 17.5.18 laProvence.com Une femme entièrement voilée, qui avait refusé de retirer son niqab lors d’un contrôle de police, à Toulouse, en avril, a été condamnée jeudi par le tribunal correctionnel à six mois de prison dont trois avec sursis, a-t-on appris auprès de son avocat. Cette interpellation controversée est l’une des raisons évoquées pour expliquer des échauffourées ayant opposé plusieurs nuits des jeunes gens aux forces de l’ordre dans le quartier du Mirail, le mois dernier. La prévenue, qui a immédiatement fait appel de sa condamnation, était jugée pour « dissimulation du visage dans un espace public ». Elle comparaissait aussi pour « rébellion, outrage et menaces de mort sur personne dépositaire de l’autorité publique ». Le procureur avait requis une peine de six mois de prison dont deux mois ferme. De son côté, l’avocat de la jeune femme, Me Samim Bolaky, avait demandé un supplément d’informations. « Nous estimons que des éléments n’ont pas été pris en compte » dans cette affaire, a-t-il dit à l’AFP. L’avocat a fait constater par huissier des vidéos de cette interpellation, a-t-il assuré auprès de l’AFP. Selon lui, sa cliente « a été traînée par les pieds dans le fourgon de police », alors que les policiers, contre lesquels une plainte a été déposée selon Me Bolaky, « ont indiqué qu’ils l’avaient portée ». « Je suis extrêmement en colère vu que je n’ai jamais été condamnée, j’ai un casier judiciaire vierge. Je suis pointée du doigt par rapport à mon voile qui demeure et reste une liberté de pratique du culte religieux », a réagi cette femme au micro de France 3. »

Après la « Marche contre le Racisme et pour l’Egalité », (nommée « des Beurs » par des politiques récupérateurs). Une manifestation nationale partie de Marseille, à laquelle des citoyen.ne.s de Tarascon-Beaucaire se sont joints, une association s’est créée, Marche & Rassemble (alphabétisation, films, débats, fêtes, kermesse, aides individuelles, etc.), à Beaucaire & Tarascon, 1983-1991…

Marche & Rassemble 6.91 Beaucaire-Tarascon, archives © Laicite.fr
Marche & Rassemble 6.91 Beaucaire-Tarascon, archives © Laicite.fr

« Ces ratonnades sanglantes que Marseille a préféré oublier. AFP-la-croix.com 16.2.18. C’est une période que Marseille a préféré oublier : il y a 45 ans, une série de ratonnades meurtrières ensanglantent la ville, où persiste la nostalgie de l’Algérie Française. Chercheurs et militants tentent aujourd’hui de sortir ces faits de l’oubli. « On vivait dans la terreur » : attablé à un café du Vieux-Port, Saïd Benmakhlouf, 80 ans, se souvient de 1973 avec émotion. « On avait des menaces tous les jours. Avant de rentrer chez moi, je faisais le tour cinq fois en voiture », poursuit le « chibani », immigré aujourd’hui à la retraite. Responsable de l’Amicale des Algériens en Europe, il avait déploré cette année-là l’assassinat d’une quinzaine de compatriotes, rien qu’à Marseille. Tout commence fin août, par l’assassinat, en pleine journée, d’un traminot marseillais, tué à coups[…] » (article payant)

création, 1.10.19

Beaucaire (30) vu d'un canal 2.12.14 bando (c) PhI

Beaucaire sur Rhône

Beaucaire, ville du Gard, Languedoc-Roussillon, sud de la France, au bord du Rhône, séparée et réunie par deux ponts avec la ville de Tarascon (Bouches-du-Rhône, PACA). Rivalité et union : pour les deux cités, une seule piscine, une seule librairie, un seul cinéma, une association Les Têtes à Claps, qui travaille de chaque côté du pont…


Beaucaire (30) vu d'un canal 2.12.14 © PhI

Beaucaire (30) vu d’un canal 2.12.14 © PhI

Quelques images et infos sur la ville de Beaucaire, la Laïcité, l’extrême-droite…



Vue de la ville et détails d’un bateau abandonné au bord d’une annexe du canal principal, à Beaucaire


  • Beaucaire (30), le 9 décembre 2014 la laïcité fêtée avec la Ligue de l’enseignement et des citoyens qui s’opposent à la nouvelle mairie d’extrême-droite. « Journée de la Laïcité en partenariat avec la Ligue de l’Enseignement du Gard, Prix Desmons & Banquet Républicain, à Beaucaire. Remise du Galet de Brignon aux établissements scolaires lauréats et à une personnalité qui s’est particulièrement illustrée pour la promotion et la défense de la liberté de conscience » [billet de Laure, Beaucaire] 11.12.14.

  • « A Beaucaire ce soir nous fêterons la Laïcité dans un centre socio-culturel appelé hélas à fermer ses portes à la fin du mois. Nous remettrons le Galet de Grignon à une personnalité qui a œuvré pour la laïcité et ensuite nous partagerons un apéritif du vivre ensemble préparé par les familles de toutes origines du centre ville qui sera suivi d’un banquet #républicain  Une belle soirée en perspective ! » L. Cordelet

Beaucaire (30) bateau 2.12.14 (c) PhI

Beaucaire (30) bateau 2.12.14 (c) PhI


  • Un centre social doit fermer à Beaucaire. Un centre social se nomme Ferdinand Buisson, qui  » [co-fondateur de] la Ligue des Droits de l’Homme […] participa à la Ligue de l’Enseignement, [et] en 1905, est le président de la commission parlementaire qui rédige le texte de la loi de séparation des Églises et de l’État. […] Ferdinand Buisson fut également le maître d’œuvre d’un chantier éditorial remarquable, le Dictionnaire de pédagogie et d’instruction primaire […] » (source,Wikipédia),11.12.14.

bando Beaucaire (30) bateaux, détails 2.12.14 © PhI

Beaucaire (30) bateaux, détails 2.12.14 © PhI

(à la photographe Sandra Affentranger d’Arles)


  • « On répète incessamment que la société laïque n’a aucun principe, et par conséquent rien à enseigner. Il faut du moins reconnaître qu’elle peut mieux qu’aucune autre s’enseigner elle-même, et voilà précisément de quoi il est question dans l’enseignement laïque. Pour moi, j’ai toujours prétendu qu’elle possède un principe que, seule, elle est en état de professer et c’est sur ce principe qu’est fondé son droit absolu d’enseignement en matière civile. Ce qui fait le fond de cette société, ce qui la rend possible, ce qui l’empêche de se décomposer est précisément un point qui ne peut être enseigné avec la même autorité par aucun des cultes officiels. Cette société vit sur le principe de l’amour des citoyens les uns pour les autres, indépendamment de leur croyance. Or, dites-moi qui professera, non pas seulement en paroles, mais en action cette doctrine, qui est le pain de vie du monde moderne ? Evidemment un principe supérieur et plus universel. Ce principe, qui n’est celui d’aucune église, voilà la pierre de fondation de l’enseignement laïque. » Edgar QuinetExtrait de L’Enseignement du peuple, Chapitre XIV, 1849. (cité par L. Cordelet)


  • Les élus d’extrême-droite de Beaucaire et de Tarascon ont organisé une manifestation de soutien aux chrétiens d’orient persécutés au départ… d’une église de Beaucaire. Difficile d’accréditer ensuite le credo laïque de ces politiques bien « traditionnels », qui flirtent avec le communautarisme (chrétien). Cette manifestation, qui soutenait uniquement les chrétiens et ayant de plus un départ d’un lieu religieux, a été contestée par des citoyens de Beaucaire.

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  • Rappelons le passé laïque et républicain de la ville : une église de Beaucaire a une inscription républicaine « République Française Liberté Egalité Fraternité » (inscription identique au fronton de l’hôtel de ville) ; des rues renommées avec des noms républicains : la rue Rouget de l’Isle était la rue de la Providence…  On trouve des rues renommées à Manosque, Arles et Tarascon… Voir nos pages : Patrimoine Laïque et Les Routes de la République.

Beaucaire (30) vu d'un canal 2.12.14 bando (c) PhI

Beaucaire (30) vu d’un canal 2.12.14 bando © PhI



bando 4 Drac © PhI

Quatre Drac’s, Vinon, Beaucaire et Gréoux © PhI


LIRE à Beaucaire (30). Une Maison de la Presse (près de la mairie), avec donc, de la presse, mais aussi des livres (régionalisme, actualité, livres de poche,livres scolaires et éducatifs, etc.) – 18, rue de l’Hôtel de Ville 30300 Beaucaire, tél. 04 66 59 65 68


bando Drac's (c) PhI

Drac’s : Draguignan, Laye et Beaucaire © PhI


« Le Drac de Beaucaire. La légende d’un dragon du Rhône« , Valeria Jourcin-Campanile (texte), Yannick Vincente (illustrations), éd. Rêve de livres (13) Boulbon, coll. Rêve de légendes, 14 €, 28 pp. ISBN 978-2-9543054-2-4 (« à partir de 8 ans ») – Page Lo Drac.



création, avec l’aide de citoyen.ne.s de Beaucaire et Tarascon, 19.12.14