Reçu (région de Manosque), une affiche de la LCR belge, qui symbolise la Révolution Arabe avec une photo de fille voilée (document égaré).
LCR – Gauche AntiCapitaliste belge
« Ah oui, très bien également [votre] réaction concernant [pour] la venue de Caroline Fourest [à Manosque]. Je n’ai toujours pas compris comment on pouvait être [au NPA] et être voilée. » 1.3.11, Stéph’ (05) [NDLR. Au NPA, il y a aussi un fort pourcentage de féministes laïques opposé-e-s à cette candidature voilée]
La candidature « voilée » du NPA d’Avignon ne concerne pas la laïcité scolaire. Le voile politico-religieux porté par la candidate d’alors n’était pas apprécié par des féministes, femmes, membres du NPA de Marseille qui avaient publié une vidéo à ce sujet. Cette candidature a provoqué des démissions du NPA (Châteaurenard, Marseille, etc.) et n’a pas été appréciée par le NPA d’Arles. 10.7.12
Photographie prise au marché de Manosque, 04 (vers les escaliers donnant sur le cours), le samedi 26 février 2011, 11 h.
Trois femmes, des Alpes-de-Haute-Provence et de Marseille(11 ans, 47 ans et 66 ans) et ont vu cette photo et la trouvaient inquiétante.
des voiles politico-religieux : hidjab(création de la Révolution islamique iranienne), tchador (iranien) et bandana (adaptation légère), ne sont pas des voiles traditionnels du Maghreb. [sur la photo, on peut observer tchador et bandana].
G. Halimi : Le Voile, Signe d’Infériorité de la Femme
Laïcité [scolaire] : une loi pour la cohésion, LeMonde.fr, 23.10.03 [Sisyphe.org] Gisèle Halimi, « avocate, écrivaine, présidente de Choisir La Cause des femmes, [autrice] notamment de La Nouvelle Cause des femmes, éd. du Seuil ’97, et de L’Avocate irrespectueuse, éd.Plon ’02. […] A la complexité du problème– le port d’insignes religieux à l’école publique, notamment le voile – s’ajoutent le désordre et la confusion de nombreux commentaires. Désordre né de l’absence de toute hiérarchisation des données, des valeurs en cause et des conséquences de décisions prises au cas par cas. […]
« Pierre Magnan, après maintes péripéties de jeunesse et de nombreuses demeures, vivait auRevest-Saint-Martin [04], [dans un pigeonnier] trois pièces superposées sur trois étages. Quelques années après la mort de sa première épouse Louisette, il quitta cette modeste demeure pour rejoindreForcalquier [04], « sa » capitale. Il décédera le 28 Avril 2012 à Voiron dans l’Isère auprès de sa seconde épouse Françoise. »Michèle Reymes, in « Promenades en Provence, dans l’univers de Jean Giono, blog personnel d’une lectrice passionnée par Jean Giono et par la Haute-Provence. »
« Haro sur FEMEN ! Quand la FNLP (libres-penseurs inféodés aux troskystes lambertistes) rejoint le « laïcophobe » Pascal Boniface, ainsi que le « progressiste et féministe » quotidien LeFigaro.fr pour la promo du livre du journaliste Olivier Goujon, « FEMEN, histoire d’une trahison » éd. M. Milo…Continuer la lecture →
Au cours du collectage de documents sur le patrimoine laïque du Midi, ces « Routes de la République« (1), avec des statues (Marianne…), des coopératives, des cercles, des arbres de la liberté ou de la laïcité, des frontons d’églises avec devise républicaine… nous avons découvert quelques fêtes républicaines qui persistent. Les media locaux ont été précieux ainsi que nos collègues historiens méridionaux, dont feu Maurice Aghulon, Jean-Marie Guillon et Maurice Mistre. Mais, le plus souvent perdurent des banquets et des apéros républicains. Donc, oublions les défilés militaires pour évoquer quelques fêtes républicaines plus originales et très populaires.
Commençons par une manifestation festive très rurale, une « carreto ramado » républicaine(charrette ramée, habillée de feuillages, de légumes du bord de la Durance et de 4000 glaïeuls rouges), avec une Marianne en tête, tirée par un attelage de plus de 80 chevaux de trait, guidés par des charretiers habillés en pantalon bleu, chemise blanche et taillole rouge, aux sons de la Marseillaise, de la Carmagnole et de l’Internationale. C’est à Chateaurenard, au nord du pays d’Arles, au sud d’Avignon, dans le « triangle d’or » du maraîchage (irrigué par la Durance) que défile chaque premier dimanche d’août, cette charrette de la Confrérie des Maraichers (ou de la Madeleine). C’est une des nombreuses « carreto ramado », dont la plupart sont religieuses, mais celle-ci se distingue par son républicanisme. Créée par le groupe des cultivateurs les plus modestes, les Maraîchers, elle était autrefois religieuse, et, a été laïcisée en 1907. Sur cette commune existent également : une charrette religieuse (St Eloi), et, une plus récente, neutre (donc laïque), Les Eclumes, animée par les habitants de La Crau, un hameau de la ville.
Allons plus haut, à l’extrême nord du Vaucluse, dans la petite commune de Puyméras, où nous avons pu participer, le 14 juillet, à un défilé où la Marianne est transportée par quatre jeunes, partant de la place de mairie et parcourant le village. Et le soir, se déroule, sur la place de la mairie, un banquet républicain, puis un bal républicain (et, en 2019, un concours du tee-shirt républicain) (2). Ces balades du 14 juillet où Marianne est conviée, existent encore dans sept localités, en particulier, à La Bastide, à Villeneuve-de-la-Raho et à la Boule-d’Amont, dans les Pyrénées-Orientales, et dans l’Hérault. Des cérémonies qui datent de la fin du XIXe siècle. « A St-Chinian, à Cruzy, à Cazouls-d’Hérault (34), on l’installe sur le balcon (ou le bord de la fenêtrede la mairie illuminée), avec des drapeaux tricolores […] où elle préside à toutes les réjouissances de la fête nationale ». Enfin, au Canet (Hérault), lors de la retraite aux flambeaux, le cortège s’arrête devant la statue de Marianne, la fanfare joue la Marseillaise, reprise en cœur par la population, puis un musicien entonne l’Internationale… ».
Ces manifestations attestent que l’on allier les traditions, les valeurs républicaines et l’engouement populaire. Par contre, on constate trop souvent un fréquent manque d’imagination de municipalités qui préfèrent animer leur commune avec un retour (ou une continuation) à une « tradition » le plus souvent cléricale (procession) au lieu d’explorer l’histoire de leur commune et de leur région. Car, aux côtés des fêtes de tradition religieuse, quelques fêtes républicaines et de nombreuses fêtes païennes, des vendanges, du blé, du riz…
Enfin, pour conclure cette petite illustration de la « République festive »on peut approfondir le sujet avec les travaux de Maurice Agulhon, de Mona Ouzouf, de Evelyne Duret et de Olivier Ihl. L’idée républicaine peut être festive, populaire, laïque, créer du lien social et du sens.PhI
Notes(et références complètes sur les versions papier/électronique, réservées aux soutiens)
(1) « Les Routes de la République. Patrimoine Laïque dans le Midi », document au format pdf de 4 ou 5 pages, Ph. Isnard, éd. Laïcité & LP, 5.2.05 – Laicite.fr Midi