Valensole (04) ombre et lumière, lavande et blé dur 28.7.21 © PhI

Info Dernière août 2021

Brèves infos rassemblées par des laïques

Les noms de rues : le casse-tête des mémoires, FranceCulture.fr 30 & 31.7.21 (rediff. du 26.2.21). Après le reportage un débat avec une intervention historique, républicaine, sociale, de l’historien Jean-Marie Guillon (membre de l’association 1851.fr, pour la mémoire des résistances républicaines) et une élue plus politique communautariste qu’historienne. « Dans un contexte de polémiques mémorielles, l’Élysée souhaite mettre à jour le nom des rues. Cette politique s’appuie sur le travail de l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre autour des tirailleurs africains et un recueil d’environ 315 noms remis au chef de l’État […] Ce « Grand Reportage » est suivi d’un débat sur le thème des mémoires : Pourquoi l’État cherche-t-il à gouverner les mémoires ? Quelle place les collectivités locales, qui ont seules la compétence de renommer les rues, vont faire à cette exhortation présidentielle ? Que nous apprennent les épisodes du passé sur la symbolique de la toponymie, comme par exemple la Libération ? Comment ce débat peut-il rebondir cette année dans l’actualité ? […] [Avec :] Jean-Marie Guillon en duplex depuis Bandol dans le Var. Il est Professeur des universités émérite à l’université d’Aix-Marseille, spécialiste de la construction de la mémoire collective au XXe ; Aïssata Seck dans notre studio. Elle est la présidente de l’association pour la mémoire et l’histoire des tirailleurs sénégalais et a très largement contribué à la naturalisation de 28 tirailleurs sénégalais à la fin du mandat de François Hollande. Elle est aussi conseillère municipale (Génération.s) à Bondy (93) et responsable du programme citoyenneté, jeunesse et territoires pour la Fondation pour la mémoire de l’esclavage []« 

Rues renommées Routes de la République
Rues renommées Routes de la République

Les jeunes profs favorables à une « laïcité ouverte, libérale et inclusive », Marc André 7.7.21 Ouest-France.fr. Une étude de la Fondation Jean Jaurès pointe un fossé générationnel entre les jeunes professeurs, séduits par une conception anglo-saxonne de la laïcité, favorables au port du voile ou au burkini, et leurs aînés. Quelle place les enseignants accordent-ils aux religions à l’école ? Vaste sujet, objet de bien des passions depuis la loi du 9 décembre 1905 relative à la séparation des Églises et de l’État. La question est revenue sous le feu des projecteurs après l’assassinat du professeur d’histoire-géographie Samuel Paty, le 16 octobre 2020 à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines), après qu’il avait montré en classe des caricatures de Mahomet. Dans un rapport rendu au printemps, l’inspecteur général de l’Éducation nationale Jean-Pierre Obin faisait état d’une confusion intellectuelle chez les élèves et les enseignants quant à leur définition de la laïcité et des valeurs républicaines. Ce qui a conduit le ministre Jean-Michel Blanquer à lancer un vaste plan de formation sur quatre ans à la rentrée 2021. Au grand dam de l’association Vigie de la laïcité qui a dénoncé par avance « une mise sous tutelle idéologique du terme [laïcité], totalement opposée à l’idéal laïque » . []« 

Valensole (04) ombre et lumière, lavande et blé dur 28.7.21 © PhI
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création, 1.8.21